Après leur premier spectacle, FIEF, la Cie 3B a eu envie de continuer l’aventure sans se répéter, et de rester fidèles à leur ambition : raconter le monde d’aujourd’hui et la solitude qui le traverse à travers des récits portés par des personnages que l’on ne voit pas souvent sur les plateaux de théâtre.
Ce n’est pas tout à fait par hasard que la Cie 3B a découvert le deuxième livre de Victor Jestin. Janloup Bernard avait déjà travaillé avec Victor Jestin sur deux scénarios de court-métrage qu’il a réalisés, La Vie Active et J’avais un camarade. L’équipe de 3B s’est rencontrée sur le tournage du premier. La Cie avait lu avec intérêt son premier livre, La chaleur. Puis avait découvert son second roman, L’homme qui danse. Ce second roman leur a paru plus précis, plus stylisé et plus profond dans les sentiments qu’il explore. Il comprend aussi un mystère en son sein : Arthur, le personnage principal, est une énigme. C’est une sorte de Bartleby qui va à la salle de muscu, un Meursault qui danse sur du David Guetta.
L’homme qui danse raconte l’histoire d’Arthur, de ses 10 ans à ses 39 ans. Il vit dans une petite ville sur les bords de la Loire. Mal à l’aise en société, il organise sa vie autour de La Plage, une boîte de nuit généraliste où il passe de plus en plus de temps, jusqu’à abandonner toute vie sociale, travail, famille et amis, jusqu’à la dissolution de sa personnalité.
De chapitre en chapitre, il rencontre des figures, souvent masculines, tour à tour des modèles, des miroirs ou des contre- modèles. C’est l’histoire d’un homme inadapté, qui se radicalise. Il abandonne ses ambitions sociales, il arrête de travailler, de draguer, de boire, pour danser. Mais la réalité le rattrape, il vieillit et la boîte de nuit périclite.
